Le coût résidentiel
Le coût résidentiel est une notion complexe, qui permet de qualifier les dépenses des ménages en termes de logement et de mobilité. L'article de Jean-Pierre NICOLAS et Ali EL ZEIN, "Prendre la mesure du coût résidentiel et de ses enjeux au sein des territoires" présente de façon détaillée l'intérêt de cette notion.
C'est quoi le coût résidentiel ?
Le détail des coûts logement et transport
La notion de cout résidentiel vient compléter les travaux sur la précarité énergétique qui sont habituellement centrés sur les dépenses énergétiques du logement et n'abordent pas suffisamment la question résidentielle et ses dépenses associées (loyer, remboursement d'emprunt, type de véhicule).
La mesure du cout résidentiel oblige à sortir d'une approche sectorielle (mobilité, logement), et nécessite un recueil d'informations à l'échelle fine du ménage. Les données présentées dans cet onglet sont issues d'un module « coût résidentiel » intégré de façon expérimentale à la Grande Enquête Mobilité 2022 de Clermont-Ferrand, dans le cadre d'un projet de recherche porté par le LAET et dirigé par Jean-Pierre Nicolas [2] et [3].
La question du reste à vivre
Le Reste A Vivre (RAV) est défini comme ce qui reste au ménage une fois que les dépenses de logement et de mobilité ont été soustraites aux ressources. C’est donc l’argent du ménage qui sert au reste des dépenses : nourriture, loisir, habillement, épargne.
Quand le cout résidentiel est supérieur aux ressources, le Reste à Vivre est nul, ce qui signifie que le ménage s’endette pour assurer la couverture de ses besoins essentiels.
Pourquoi est-il utile d’aborder la question du cout résidentiel en fonction de profils de ménages ou de localisation résidentielle ?
Le cout résidentiel est un outil utile pour appréhender les dépenses moyennes des ménages et leur composition : ces dépenses peuvent être liées entre elles : ainsi, un ménage qui vit dans un logement dont l’isolation thermique est performante au centre d’une ville dotée de transport en commun aura un cout de loyer ou d’acquisition élevée mais des dépenses énergétiques dues au logement ou au transport possiblement réduites.
Il est intéressant d’utiliser cette notion en lien avec le lieu de résidence, afin d’identifier ces variations, pour différents profils de population.
Pourquoi ne représente-t-on pas tous les cas de figure ?
Les données issues de la Grande Enquête Mobilité sont collectées de façon à être représentatives de la population. Ainsi, les personnes enquêtées représentent un plus ou moins grand nombre de personnes comparables. Il en est de même pour les ménages.
Dès lors que l'on souhaite comparer des personnes ou des ménages, il est important de vérifier que ces derniers représentent suffisamment d'individus pour que les données soient toujours considérées comme représentatives.
Certaines situations (par exemple, couple avec 2 enfants et plus dont les deux membres travaillent à temps partiel, qui habite en dehors de la métropole clermontoise) sont peu fréquentes et donc la base de données ne comporte pas assez d'individus ayant répondus pour considérer que ces données soient représentatives. De ce fait, toutes les situations ne sont pas exploitables.